Comment les gens peuvent se retrouver dans la forêt grâce aux fougères

Comment les gens peuvent se retrouver dans la forêt grâce aux fougères

Anne-Maria Apelt accompagne les personnes en quête de sens dans la forêt. Son expérience le montre : Dans la nature, chacun trouve ce dont il a besoin à un moment donné.

« Regarde, un salut », une plume repose sur le sol mou de la forêt. Des rayures brunes, un oiseau de proie. Elle les ramasse avec soin, « peut-être aimeriez-vous les emmener avec vous ». En voyage avec elle – où aller ?

Anne-Maria Apelt appelle l’endroit une « cathédrale », elle a souvent conduit ici des gens qui cherchaient de nouvelles voies. Les épicéas sont très éloignés les uns des autres, leurs aiguilles forment un tapis sous leurs pieds, le soleil envoie de longs rayons de lumière dans la pénombre. Au cœur de la forêt de Mülheim, la dernière tempête a fait exploser des arbres dont les racines pointent vers le ciel.

Ici, l’homme doit rencontrer la nature et lui-même. De là, il s’en va, par une porte symbolique et avec une tâche de réflexion : il s’agit d’énergie qui ramène la nature à la vie, qui coule à travers le corps, de gratitude. Les gens qui ont une question de vie viennent souvent dans la forêt, aujourd’hui Anne-Maria Apelt a apporté cette pensée avec elle.

Nombreux sont ceux qui aspirent à être en contact avec la nature.
Une petite lampe brûle, désormais seule la nature doit parler. Personne, pas de téléphone portable, une pause sans contrainte de temps. Anne-Maria Apelt accompagne un rituel de la nature, la jeune femme de 37 ans a invité « à mettre son cœur dans la nature », comme l’ont fait les anciennes cultures du monde : dans le « silence de la forêt ».

Ce n’est jamais calme dans la forêt. Sous les pieds bruisse une fougère desséchée, bien au-dessus grince une épinette dans le vent, tout près bat un pic-vert. Les abeilles bourdonnent, les oiseaux chantent, ils gazouillent plus fort que toutes les pensées.

« D’autres cherchent des réponses auprès de Google ou de Dieu, dit Anne-Maria Apelt, et il y a ce nombre croissant de personnes qui ressentent un désir fondamental d’un lien avec la nature. Les questions qui sont urgentes dans les rituels naturels sont transportées dans la forêt et y font l’objet d’expériences de guérison. Et il y en a de plus en plus qui en font une tâche de la vie, offrent des rituels de la nature aussi pour les autres. C’est ce qu’ils appellent la « recherche de vision ».

Aussi parce qu’Apelt elle-même a expérimenté comment « la nature m’a montré mon moi intérieur », elle croit qu’il y a quelque chose qui attend « qui est plus grand que nous, dans lequel je peux me laisser tomber et par lequel je suis tenu », mais auquel elle se sent aussi partie. « Je fais partie du tout. »

La forêt est aussi un endroit pour dire au revoir
La femme d’Essen qui a ses racines dans le Brandebourg n’appartient pas à ceux qui embrassent les « bains de forêt » ou les arbres, elle n’aime pas la « torsion » : faire quelque chose pour que quelque chose arrive. Elle est convaincue : « La nature est hospitalière, fiable, incorruptible, authentique, riche et curative ». – Tu y trouves ce dont tu as besoin. »

« Les compagnons vous guident, dit Anne-Maria, elle parlait des épicéas, mais alors ce sont les rayons du soleil qui conduisent à une clairière. Il fait clair ici, chaud, les jeunes pousses des arbres sont encore molles, la fougère est juste en train de rouler, les fils d’araignée scintillent. De dessous, la couronne de l’arbre ressemble à un parapluie. Au bout d’une heure, le pied s’est endormi sous les aiguilles de sapin.

Anne-Maria Apelt accompagne souvent les gens dans la nature pendant trois jours et trois nuits, elle les laisse partir et les rattrape. Elle éprouve beaucoup de sentiments forts, mais « le plus beau, c’est la réconciliation avec sa propre histoire ». Avec des blessures et des pertes. Elle a vu des hommes forts qui connaissaient la faiblesse, une femme pleine de tristesse qui revenait « avec un coffre au trésor plein de joie pour s’y accrocher ». Elle en a vu beaucoup et a dit au revoir dans la forêt : aux phases de la vie, aux relations, aux défunts, aux rôles.

Elle a écrit les plus belles histoires, celles qui ont le plus de chance, dans un livre : « Experiencing Green Wonders » raconte des gens qui ont trouvé une nouvelle force dans la confrontation avec la nature et se sont éteints de nouveau dans leur vie. Elle les appelle des  » voyages de découverte de la vie « .

Anne-Maria Apelt est certaine : « Dehors il y a des réponses
Les pensées tournent, elles tournent autour de la force, de la performance et des attentes, mais surtout elles s’enfuient. « La femme cherchait la lumière », dira Anne-Maria plus tard. Etre si seul avec soi-même, dans un lieu interdit – et il y a l’autorisation du Landesbetrieb Wald und Holz : « Pour le rituel, nous pouvons nous écarter du chemin. « La femme reconnaît que tout est permis ici.

Anne-Maria Apelt a écouté, maintenant elle raconte une fois de plus le temps mort. Pas d’interprétation, pas de conseil, certainement pas de thérapie, elle l’appelle « travail biographique ». Aucun responsable de recherche de vision ne tire de conclusions pour son client. Lui-même est censé évaluer :

« Je me suis occupé de lui, voyons ce qu’il en adviendra ». La signification, dit la jeune femme de 37 ans en riant de son rire joyeux, « ne vous dit pas un arbre ou un écureuil, il faut les trouver soi-même ».La nature, en particulier la forêt, est une source spirituelle pour Anne Maria Apelt.

charles